samedi , 25 mars 2017
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Si on parlait Monte Carlo ?

Le rallye automobile Monte-Carlo, créé en 1911, n’est pas à l’origine une épreuve purement sportive. En effet, chaque véhicule et son équipage devait partir par la route de la ville où il s’était engagé et devait effectuer le parcours de regroupement reliant cette ville à Monte-Carlo, en suivant un itinéraire précis, avec certaines contraintes. A noter que les villes de départ étaient alors réparties aux quatre coins de l’Europe ! Arrivés à destination, les vainqueurs était l’équipage ayant réussi à rallier Monaco en respectant une moyenne horaire imposée.

Le progrès intervenant sur les véhicules et sur le réseau routier, une allure plus sportive sera alors donnée à cette épreuve par l’ACM (Automobile Club de Monaco) et le règlement en sera fréquemment modifié. Tout d’abord l’apparition d’une épreuve de maniabilité, une autre épreuve se déroulant sur quelques tours du parcours du circuit de Formule 1 monégasque, puis le circuit de montagne dans le haut-pays niçois. Ces épreuves servant à départager les équipages, la régularité prends encore l’avantage par rapport à la vitesse pure, le rallye Monte-Carlo n’a pas encore l’image qu’on lui connait aujourd’hui !

De 1953 à 1956 puis de 1958 à 1960, le rallye Monte-Carlo compte pour le Championnat européen de Grand Tourisme3, puis de 1961 à 1967 et de 1970 à 1972, il s’inscrit alors dans le Championnat d’Europe des rallyes, rejoignant le Championnat du monde des rallyes (WRC) en 1973 dès sa création.

C’est au début des années 1960 que les épreuves dites « spéciales » sont intégrées au rallye… si la notion de régularité est encore bien ancrée, les épreuves spéciales, elles, ne prennent en compte que la vitesse ! Le classement général prend alors en compte une méthode de calcul que l’on appelle « Indice », ce qui permettra à un véhicule moins puissant de battre un véhicule d’une puissance même largement supérieure: en 1961 par exemple René Trautmann et Jean-Claude Ogier sur Citroën ID19 réalisent le meilleur temps cumulé, mais terminent seulement dix-neuvièmes, loin derrière une modeste Panhard….

Le classement  » scratch  » entre en course au milieu des années 1960 et vient faire oublier le système « indice » ! Les meilleurs temps lors des épreuves spéciales en étant le moins pénalisé déclarera le vainqueur. On notera dans un même temps, l’apparition des pilotes « usine » (pour la France : Renault et Citroën).

Depuis le milieu des années 90, la Fédération internationale de l’automobile (FIA) reconsidère les règles du rallye automobile. Ce dernier étant très populaire, il attire de nombreux spectateurs au bord des routes et les questions de sécurité sont de plus en plus présentes tant pour les équipages que pour les spectateurs.

De 2009 à 2011, le rallye Monte-Carlo est inscrit au championnat IRC et en 2012, fait son retour en championnat du monde !

Les vainqueurs depuis 1980 :

1980 – Walter Röhrl / Christian Geistdörfer – Fiat 131 Abarth
1981 – Jean Ragnotti / Jean-Marc Andrié – Renault 5 Turbo
1982 – Walter Röhrl / Christian Geistdörfer – Opel Ascona 400
1983 – Walter Röhrl / Christian Geistdörfer – Lancia Rally 037
1984 – Walter Röhrl / Christian Geistdörfer  – Audi Sport Quattro A2
1985  – Ari Vatanen / Terry Harryman – Peugeot 205 Turbo 16
1986 – Henri Toivonen / Sergio Cresto – Lancia Delta S4
1987 – Massimo Biasion / Tiziano Siviero – Lancia Delta HF 4WD
1988 – Bruno Saby / Jean-François Fauchille – Lancia Delta HF 4WD
1989 – Massimo Biasion / Tiziano Siviero – Lancia Delta Integrale
1990 – Didier Auriol / Bernard Occelli – Lancia Delta HF Integrale 16v
1991 – Carlos Sainz / Luís Moya – Toyota Celica GT-4
1992 – Didier Auriol / Bernard Occelli – Lancia Delta HF Integrale
1993 – Didier Auriol / Bernard Occelli – Toyota Celica Turbo 4WD
1994 – François Delecour / Daniel Grataloup – Ford Escort RS Cosworth
1995  – Carlos Sainz / Luís Moya – Subaru Impreza GT
1996 – Patrick Bernardini / Bernard Occelli – Ford Escort RS Cosworth
1997  – Piero Liatti / Fabrizia Pons  –  Subaru Impreza WRC 97
1998  –  Carlos Sainz / Luís Moya  – Toyota Corolla WRC
1999 – Tommi Mäkinen / Risto Mannisenmäki – Mitsubishi Lancer Evo VI
2000 – Tommi Mäkinen / Risto Mannisenmäki – Mitsubishi Lancer Evo VI
2001 – Tommi Mäkinen / Risto Mannisenmäki – Mitsubishi Lancer Evo VII
2002 – Tommi Mäkinen / Kaj Lindström –  Subaru Impreza WRC 2001
2003 – Sébastien Loeb / Daniel Elena – Citroën Xsara WRC
2004 – Sébastien Loeb / Daniel Elena – Citroën Xsara WRC
2005  – Sébastien Loeb / Daniel Elena – Citroën Xsara WRC
2006  – Marcus Grönholm / Timo Rautiainen – Ford Focus RS WRC 06
2007 – Sébastien Loeb / Daniel Elena – Citroën C4 WRC
2008 – Sébastien Loeb / Daniel Elena – Citroën C4 WRC
2009 – Sébastien Ogier / Julien Ingrassia – Peugeot 207 S2000
2010 – Mikko Hirvonen / Jarmo Lehtinen – Ford Fiesta S2000
2011 – Bryan Bouffier / Xavier Panseri – Peugeot 207 S2000
2012 – Sébastien Loeb / Daniel Elena – Citroën DS3 WRC
2013 – Sébastien Loeb / Daniel Elena – Citroën DS3 WRC
2014 – Sébastien Ogier / Julien Ingrassia – Volkswagen Polo R WRC
2015 – Sébastien Ogier / Julien Ingrassia – Volkswagen Polo R WRC
2016 – Sébastien Ogier / Julien Ingrassia – Volkswagen Polo R WRC

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